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Le reliquaire de Monseigneur Ghika
Et
la vie de détenu commença. Mgr Ghika participait à la promenade et
donnait des causeries le soir. Sa relique de la couronne d’épines du
Sauveur faisait littéralement des miracles, attestés de nombreuses fois
: guérisons et soins des âmes. Il partageait sa nourriture avec ceux qui
avaient de plus gros appétits. Il priait, intercédait pour des détenus
en danger de punition, animait la prière car il récitait chaque jour le
rosaire avec un groupe de détenus. Avec les autres prêtres catholiques,
il y avait des offices le dimanche. Lui, Mgr Ghika passait des heures
pour ne pas dire du matin au soir aux entretiens avec les autres
détenus. Il réconciliait ceux qui s’étaient disputés ; il consolait et
accompagna jusqu’au bout un jeune détenu qui avait été condamné à mort.
Bref, Mgr Ghika relevait le moral des prisonniers, souvent jeunes et
désorientés
Si au début de son séjour à Jilava, les témoins rapportent que Mgr Ghika
jouissait d’une bonne santé, celle-ci a vite décliné à cause des dures
conditions de la prison. Il fit plusieurs séjours à ce qu’on appelait
l’infirmerie. Les promenades devinrent très difficiles et il les faisait
soutenu par deux prêtres. En même temps, il y avait des perquisitions,
l’une d’elle eut lieu de nuit, obligeant les prisonniers à stationner
dans la cour et dans le froid. Mgr Ghika n’avait pas grand-chose sur le
dos. Une autre fois, la relique de la Couronne d’épines lui fut
confisquée. Ces deux dernières perquisitions et le manque de nourriture
ont épuisé Mgr Ghika.
(Extrait du cours de Mgr Philippe Brizard sur Vladimir Ghika, "Le
ministère de Mgr Ghika en Roumanie (1940-1954)",
france-catholique.fr, mardi 6 août 2013)
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isé bénévolement la maquette de ce site vladimirghika.fr en novembre-décembre 2018 et l'a finalisé le 25 décembre 2018 en hommage au bienheureux Vladimir Ghika
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